Un écureuil grimpe sur le tronc couvert de lierre. Un nid est accroché à l’espalier, un autre se cache au sol, au pied des grandes herbes.
La fontaine laisse apparaitre de précieux coquillages, évocation des grottes artificielles maniéristes.
Les oiseaux, habitant les branches, les lampadaires et les buissons viennent s’y abreuver et se lover dans la mousse couvrant la margelle de pierre.
Puis un parfum de jacinthe ou de narcisse, fleurs d’hiver, trouble l’ambiance estivale. Des papillons s’accrochent aux feuilles, des coccinelles s’affairent sur les tiges.
Le bruit d’eau coulant de cette source est perceptible à l’autre extrémité du jardin.
Chaque élément, en soi anodin, est l’infime partie d’un univers parallèle qui se mêle à l’univers du jardin existant.
Des champignons côtoient les végétaux officiels ; on les retrouve à l‘intérieur de l’hôtel, sur les tables du salon :
ce sont les installations Là-bas, comme l’extrémité d’un stolon imaginaire liant le dehors et le dedans.
Tout fragment prend vie grâce à la présence de l’ensemble.
Myriade de détails, à découvrir au fil de la promenade, conduisant subrepticement le jardin vers un monde féérique.
Cette installation a été réalisée à l'Hôtel Particulier (Paris) pendant l'été 2011.
Pièce unique